mercredi 25 avril 2018

La Discothèque du 20e siècle #266

En 1968, Nicoletta nous offrait l'une de ses plus belles chansons que Ray Charles adaptera pour en faire un tube mondial.

Nicoletta: Il est mort le soleil (1967)


En 1967, après avoir révélé tout son talent de chanteuse pop (et soul) dans Les Orgues d'antan (version de A whiter shade of Pale de Procol Harum), Nicoletta se maintenait au sommet avec La Musique puis avec Il est mort le soleil. Appelé à devenir l'une des chansons les plus célèbres de son répertoire, puisque le disque a été n°10 en décembre 1967, Il est mort le soleil a été adapté par Ray Charles lui même sous le titre The Sun Died. (Source: Fascicule "L'encyclopédie de la chanson française n°14", Universal Collections)

Bonne écoute!


lundi 23 avril 2018

Les brumes de Key West

4e de couverture: 1993. En plein jour, dans une rue bondée de Floride, une femme de quatre-vingt-seize ans abat froidement un membre du Ku Klux Klan. 1919. Bannie par les siens, Alicia Cortez, vingt-deux ans, quitte La Havane pour rejoindre l'Amérique et sa cousine Beatriz, tenancière du Pearl's, l'une des maisons closes les plus fréquentées de Key West. Avec son charme exotique, la belle Cubaine trouve rapidement sa place dans cet univers sensuel et secret. 
Aidée de John, vétéran tourmenté et propriétaire d'un bar voisin, Alicia va jusqu'à organiser la contrebande d'alcool, pour contrer les lois de la prohibition. Et leur amitié laisse bientôt place à une profonde attirance. Mais la menace du Klan gronde dans l'archipel... Et le rapprochement entre une métisse à la réputation sulfureuse et un héros de guerre blanc ne passe pas inaperçu. Et ne saurait être toléré. 
Dans les brumes de Key West, un drame se prépare...


Après "Dans la chaleur de l'été", Vanessa Lafaye, revient avec son deuxième roman Les brumes de Key West, qui sera aussi son dernier puisque l'auteure est décédée en début de cette année. 

Ce roman est totalement ce dont j'avais besoin après ma claque monumentale qu'avait été Confiteor. L'histoire est captivante,même si elle n'est pas neuve, (j'ai ainsi deviné beaucoup de choses qui allaient arriver par la suite, mais ce n'est pas grave, j'étais bien dans ce roman), le style est simple et fluide, ce qui a permit à mon cerveau de se reposer après le travail fourni pour le livre précédent. 
En fait, j'avais tout simplement besoin d'un roman qui me divertisse, sans plus. Et c'est tout a fait le rôle de ce livre. L'histoire nous happe dès les premières pages avec l'arrestation de cette vieille dame pour un meurtre commis de sang froid sur le chef de la section du Ku Klux Klan, dans les années 90. Puis, retour en arrière, à la fin de la première guerre mondiale, on retrouve donc cette vieille dame, Alicia, qui est alors âgée de presque 20 ans et qui débarque à Key West, après avoir fuit Cuba, à la demande de ses parents. Elle se retrouve hébergeé dans le bordel de sa cousine, Beatriz, où elle va faire connaissance avec le tenancier du bar d'à côté, un certain John Morales, ancien soldat, qui revient de France. 
Et on sait déjà très bien comment tout cela va se terminer, par une belle histoire d'amour...mais ce n'est pas déplaisant parfois, de se laisser porter par l'histoire, sans trop en vouloir. 

J'ai trouvé que les personnages, Alicia et John en tête, était bien dessiné, quoique manquant parfois d'un peu de profondeur, mais pas grave. J'accepte cela. L'histoire d'amour contrarié est un peu (voire beaucoup classique), mais pas grave, ça l'a fait. 
Le point le plus intéressant dans ce roman est l'arrivée du Klan, dans ce petit archipel de Floride. Je dois dire que l'auteur nous le décrit bien et nous démontre surtout le pouvoir de persuasion qu'avait ce groupuscule sur les esprits faibles et manipulable. D'ailleurs, l'auteure, dans une note de fin d'ouvrage, fait le rapprochement entre les méthodes de recrutement du Ku Klux Klan et les radicalisations que font naître certains groupuscules terroristes aujourd'hui. 

L'auteure, en fin d'ouvrage, explique dans une note,  les recherches qu'elle a fait pour son livre et sur quels témoignages réels, elle s'est appuyé pour construire son roman, et, fait rarissime chez moi, mais j'ai trouvé ces quelques pages de notes, tout aussi passionnantes, voire même plus que le roman en lui même. En quelques pages, elle résumé l'histoire d'un homme Cabeza, qui fut pourchassé par le Klan parce qu'il s'affichait avec une femme de couleur noire. Je ne vous dirai pas comment cela s'est fini, bien sûr, car cette histoire est le point de départ de la naissance des Brumes de Key West. 

Au final, un roman fort divertissant, qui, s'il n'est pas nouveau et ne révolutionnera pas la littérature (mais il n'est pas là pour ça), m'a fait passer un bon moment, car j'ai décidé de me laisser porter en laissant mes exigences à la porte. Parfois, je ne demande pas plus à un roman, et je pense que j'ai sorti ce livre au bon moment, car j'avais simplement besoin de me divertir en me changeant les idées, et en partant loin...comme je le ferais devant un film. 

Merci aux Editions Belfond pour ce moment de lecture fort divertissant. 

Vanessa Lafaye: Les brumes de Key West, (At first light), Belfond, 407 pages, 2018


dimanche 22 avril 2018

Slow Qui Tue #362: I won't hold you back

Le slow qui tue de la semaine n'empêchera pas celle qu'il aime de partir.

Toto: I won't hold you back 



Bonne écoute!


mercredi 18 avril 2018

Confiteor

4e de couverture: Barcelone années cinquante, le jeune Adrià grandit dans un vaste appartement ombreux, entre un père qui veut faire de lui un humaniste polyglotte et une mère qui le destine à une arrière de violoniste virtuose.
Brillant, solitaire et docile, le garçon essaie de satisfaire au mieux les ambitions démesurées dont il est dépositaire, jusqu'au jour où il entrevoit la provenance douteuse de la fortune familiale, issue d'un magasin d'antiquités extorquées sans vergogne.
Un demi-siècle plus tard, juste avant que sa mémoire ne l'abandonne, Adrià tente de mettre en forme l'histoire familiale dont un violon d'exception, une médaille et un linge de table souillé constituent les tragiques emblèmes. 
De fait, la révélation progressive ressaisit la funeste histoire européenne et plonge ses racines aux sources du mal. De l'Inquisition à la dictature espagnole et à l'Allemagne nazie, d'Anvers à la Cité du Vatican, vies et destins se répondent pour converger vers Auschwitz-Birkenau, épicentre de l'abjection totale.
Confiteor défie les lois de la narration pour ordonner un chaos magistral et emplir de musique une cathédrale profane. Sara, la femme tant aimée, est la destinataire de cet immense récit relayé par Bernat, l'ami envié et envieux dont la présence éclaire jusqu'à l'instant où s'anéantit toute conscience. 
Alors le lecteur peut embrasser l'itinéraire d'un enfant sans amour, puis l'affliction d'un adulte sans dieu, aux prises avec le Mal souverain qui, à travers les siècles, dépose en chacun la possibilité de l'inhumain - à quoi répond ici la soif de beauté, de connaissance et de pardon, seuls viatiques, peut-être, pour récuser si peu que ce soit l'enfer sur la terre.



Confiteor fait partie de ces livres que l'on trouve peu dans une vie de lecteur. Un livre qui, pour peu que vous acceptiez de jouer le jeu et de faire fonctionner vos petites cellules grises, vous emporte très loin. Il est inclassable, intransigeant, beau, magnifique. Avec Confiteor, on atteint le Sublime. 
MAIS, Comment Vous en Parler? 

Oui, il n'est pas simple de parler d'un tel livre, tellement il surprend. D'abord, comment le résumer: je dirai que c'est tout simplement la lettre (qui fait tout de même plus de 700 pages, mais c'est un détail) d'un homme (très bel Adria) à sa femme disparue, à qui il raconte sa vie. 
En fait, je me suis plongé dans ce livre comme on se jette à l'eau, quitte à me noyer. Je savais, pour avoir lu certains billets ici (merci Cuné!) ou  (merci Karine!) que cela n'allait pas être simple à lire et qu'il allait falloir mettre le cerveau en marche. "Mais, vous qui êtes un grand lecteur (dans le sens lisant beaucoup), cela devrait passer" dixit Marie, ma libraire préférée, qui a été tout à fait rassuré pour moi, quand je lui ai dit que je regardais déjà Twin Peaks....que donc, les oeuvres complexes où il faut un peu réfléchir, cela me connait. 

Mais, même en sachant cela, je ne m'attendais pas à cela. Tout d'abord, en commençant, je me suis dit, "bon, l'auteur mélange dans la même phrase la première et la 3e personne du singulier en ce qui concerne Adria, pour le moment ça va, je gère...puis, tranquillement on avance dans le roman, et là, dépassant allègrement les 200 pages voire 300, un autre choc et Stop! Arrêt dans la lecture: regard fixe, froncement de sourcil: attends, attends, il mélange deux, voir, trois époques, dans un même paragraphe!!!! Oui, messieurs, dames! l'auteur, n'hésite pas à nous embrouiller en nous parlant d'Adria (Adria qui est un érudit et qui a lu beaucoup et qui a énormément de connaissance): ainsi, je me souviens d'un chapitre où il passe allègrement de l'appartement d'Adria, dans les années 50 à Barcelone, à Nicolau Eimeric, inquisiteur général à Gérone aux XIV et XVe siècles lors de l'inquisition espagnole, mais aussi au SS Obertsrmbanfuhrer Rudolph Höss, commandant du camp d'Auschwitz lors de la seconde guerre mondiale. Et tout ça dans la continuité de l'histoire, et parfois dans le même paragraphe. C'est à y perdre son latin...mais c'est génial!!! Et cela va continuer comme ça jusqu'à là fin. 
Alors, je vous rassure, une fois que votre cerveau est en état de marche et que vous avez compris le principe, cela devient un immense plaisir de lecture, qui, pour ma part, m'a frustré, car je n'allais pas aussi vite que je le voulais, mais aussi excité pour l'expérience de lecture que ce roman me procurait. D'ailleurs, je retiendrais plus l'expérience de lecture que l'histoire en elle même qui pourrait sembler déjà lu...si l'auteur ne l'avait pas construire de cette manière. Mais, surtout, Jaume Cabré donne une bonne raison à sa façon d'écrire ce roman, en embrouillant les choses, en mélangeant les époques, et les narrations. Ce n'est pas seulement pour faire genre. C'est tout simplement là pour nous dire qu'Adria, le narrateur et l'auteur de cette longue lettre à sa femme Sara, et qu'il écrit à la fin de sa vie, perd la mémoire et que ses souvenirs et ses connaissances s'emmêlent dans son cerveau. 

Ahh, j'ai l'impression de ne rien vous dire, mais il y a tellement de choses dans ce roman, qui parle de l'amour (celui d'Adria pour Sara), mais aussi du manque d'amour (d'un enfant, Adria, qui n'aura jamais l'amour de ses parents), de la mort, du mal dans tout ce qu'il a de plus abject, du pardon, de la rédemption..mais aussi la culpabilité, même si parfois, nous n'héritons que des horreurs et des culpabilités de nos parents...de l'amitié, indéfectible...de la vie d'un homme, tout simplement. 
Je vais vous faire une confidence: malgré ses 780 pages, j'ai tout fait pour reculer l'échéance de tourner la dernière (en même temps, comment pourriez vous dire au revoir à un homme aussi attendrissant qu'Adria, avec qui vous avez passé 10 jours formidables)...et j'aurai voulu que le voyage continue encore un peu. 

Avant de finir ce billet, je voulais vous rassurer en vous disant que, même si les narrations, passant du "je" au "il", et les époques se chevauchent et s'entrecroisent, le livre est d'une fluidité dans le style qu'on ne s'y perd pas du tout. Il faut juste faire fonctionner ses petites cellules grises. Alors on met un peu plus de temps pour tourner les pages, mais l'effort vaut le détour. 

Et, pour finir, juste dire bravo au traducteur Edmond Raillard, qui a réussi à retranscrire dans notre langue ce texte magnifique. C'est aussi grâce à lui que ce texte est aussi fluide, aussi poétique, aussi beau, aussi touchant à lire. Merci monsieur Raillard! Vous avez fait un travail formidable. Mon plaisir de lecture et mon bonheur de lecteur sur ce livre, je vous le dois. 

Au final, et même si j'ai la forte impression que je n'ai pas pu tout retranscrire de ce que ce livre m'a fait vivre, voilà un roman inclassable, que je n'oublierai pas de sitôt. Un livre qui m'a touché au cerveau, tout d'abord (car il l'a fait travailler le bougre!) et qui a atteint le coeur. Adria est un personnage attachant, qui m'a ému aux larmes et dont le parcours rocambolesque, qui, de par ses connaissances, lui a "fait vivre" mille vies, est des plus enthousiasmants (même si parfois certains aspects sont choquants, mais cela fait aussi partie de la vie). 
Ma vie de lecteur avec Blonde de Joyce Carol Oates avait déjà était bouleversée et avait changé mes envies livresques. Avec Confiteor, celle ci vient encore de basculer vers un ailleurs que je ne connais pas encore. Il y aura un avant et un après Confiteor. Sauf que pour le moment, je ne sais pas de quoi il sera fait. En tout cas, mes prochaines lectures risquent de pâtir un peu de cette claque monumentale que m'a donné Confiteor. Et j'en suis désolé par avance. 


Jaume Cabré: Confiteor, (Jo Confesso), Actes Sud, 780 pages, 2013



La Discothèque du 20e siècle #265

En 1967, le rock urbain du Velvet Underground faisait sensation avec ce titre.

The Velvet Underground: I'm waiting for the man (1967)



Le rock urbain et crépusculaire du Velvet Underground, aucune chanson ne le résume mieux que I'm waiting for the man, 2e plage du mythique premier opus. Un rythme incantatoire et une voix-celle de Lou Reed- sortie tout droit des bas fonds de New York: tels sont les deux piliers sur lesquels reposent depuis 1967 plusieurs courant majeurs du rock. (Source: Fascicule "Mes Soirées 60's n°5", Universal Collections)

Bonne écoute!


dimanche 15 avril 2018

Sorties livresques Avril 2018

Nouveau rendez-vous sur mon blog, voici les sorties livresques du mois en cours, Avril donc. . (Alors, je sais, nous sommes mi Avril, mais ce n'est pas très grave);
Alors, bien évidemment, je ne vais pas lister toutes les sorties du mois, vous vous en doutez.
Ce billet sera juste ma sélection de livres qui m'intéressent ou m'interpellent et que j'ai très envie de lire.
Allez, c'est parti!

Grand Format

04 Avril
Résumé: Paris, un soir de septembre. Peu de choses relient Hubert, propriétaire de son appartement de famille, Magalie, restauratrice en porcelaine, Julien, barman débutant, et Bob, touriste américain de passage dans la capitale. Pourtant tous les quatre vont ouvrir et partager une bouteille de Château Saint-Antoine 1954 retrouvée dans la cave du vieil immeuble où ils habitent. Le lendemain matin, les rues ne sont plus tout à fait les mêmes, ni les autobus, ni les commerces, ni les gens. 
Un délicieux parfum d'autrefois flotte sur la ville. Et pour cause : ils sont retournés dans l'année du vin ! Sortilège ? Rupture temporelle ? De la traversée d'un Paris éternel où l'on croise Jean Gabin comme Audrey Hepburn, jusqu'aux mystérieuses vignes du Beaujolais qui vont livrer leur secret, les voilà pris dans un tourbillon le temps d'un week-end ailleurs. Millésime 54 est une fête, une invitation au voyage qui fait la part belle à l'amour, à l'amitié et au désir de merveilleux qui sommeille en chacun de nous.

Ce résumé me donne trop envie de lire ce livre. Paris, Les Années 50, Un voyage temporel (apparemment au vue du résumé), Gabin, Audrey Hepburn. Tout ça me parle beaucoup. Parfois il ne m'en faut pas plus pour craquer


Résumé: " Ici, comme dans les autres ghettos, pas d'artifice à la Marilyn, ni de mythe à la Kennedy. Ici, c'est la réalité. Celle qui macère, mendie et crève. " 1965. Enlisés au Vietnam, les Etats-Unis traversent une crise sans précédent : manifestations, émeutes, explosion des violences policières. Vingt millions d'Afro-Américains sont chaque jour livrés à eux-mêmes, discriminés, harcelés. Après l'assassinat de Malcolm X, la communauté noire se déchire entre la haine et la non-violence prônée par Martin Luther King, quand surgit le Black Panther Party : l'organisation défie l'Amérique raciste, armant ses milliers de militants et subvenant aux besoins des ghettos. 
Une véritable révolution se profile. Le gouvernement déclare alors la guerre aux Black Panthers, une guerre impitoyable qui va bouleverser les vies de Charlene, jeune militante, Neil, officier de police, et Tyrone, infiltré par le FBI. Personne ne sera épargné, à l'image du pays, happé par le chaos des sixties. Un roman puissant et viscéral, plus que jamais d'actualité.

Celui ci est déjà dans ma PAL et il en sortira dans les prochaines semaines tellement il me fait envie. Et puis, ce sera l'occasion de découvrir cette nouvelle maison d'édition "Stéphane Marsan". 

Résumé: A quoi ressemblerait votre vie si vous connaissiez la date de votre mort ? New York, été 1969. Pour tromper l'ennui, les enfants Gold ne trouvent rien de mieux à faire que d'aller consulter une voyante capable de prédire avec exactitude la date de leur mort. Si Varya, Daniel, Klara et Simon veulent tous savoir de quoi demain sera fait, ils sont loin de se douter de ce qui les attend. Des années plus tard, hantés par la prophétie, ils vont faire des choix de vie radicalement opposés. 
Simon, le petit dernier censé reprendre l'entreprise de confection familiale, s'enfuit sur la côte ouest, en quête d'amour à San Francisco. Klara, la rêveuse, devient magicienne à Las Vegas, obsédée par l'idée de brouiller les pistes entre la réalité et l'imagination. Epris de justice, Daniel s'engage comme médecin dans l'armée après les attentats du 11 septembre. Quant à la studieuse Varya, elle se jette dans des travaux de recherche liés à la longévité, tentant désespérément de percer le secret de l'immortalité. 

2e titre des Editions Stéphane Marsan, paru en ce début de mois et qui se trouve déjà en ma possession. Donc, attendez-vous à le voir prochainement sur le blog. 



Résumé: A la maison de retraite des Chênes Verts, il est interdit de posséder une montre. Les familles ne sont pas autorisées à apporter de la nourriture, et il est fortement conseillé de baisser les yeux lorsque les aides-soignants arrivent pour l'inspection des dortoirs. On ne rigole pas avec le règlement, et encore moins avec la direction. Quand Dorothy - la petite nouvelle, âgée de soixante-quatorze ans - arrive devant le portail de l'établissement, elle comprend immédiatement que la situation est explosive. 
D'autant qu'après les dernières restrictions budgétaires, Tristan est nommé superviseur d'une équipe de deux autres aides-soignants. Son objectif : mater toute tentative de rébellion parmi les pensionnaires. Du côté de Dorothy et de ses nouveaux compagnons, c'est une évasion qui est en train de s'organiser, autour notamment du fantasque Capitaine Ruggles, persuadé d'être retenu en otage dans une prison nazie... 
Dans la grande tradition de l'humour noir anglais, Adam Biles met en scène ses personnages dans des situations aussi drolatiques que dramatiques. Sans tabou, Défense de nourrir les vieux nous parle des frustrations, des espoirs, mais aussi des désirs de nos aînés. Un livre détonnant.

Là, je dois dire que c'est le titre qui m'a interpellé et le résumé à fait le reste. De plus, j'adore l'humour anglais. Donc, idéal pour moi. 


05 Avril


Résumé: Tout pour être heureuse... vraiment ? Dans les coulisses poisseuses du rêve américain, il ne fait pas bon être une actrice prometteuse. Rose Century a vingt ans et pèse déjà des millions de dollars au box-office. Beaucoup tueraient pour prendre sa place. Au-delà de ces apparences, la vie de Rose n'a pourtant rien d'enviable. Un agent qui la manipule comme une enfant ; des réalisateurs qui se comportent en prédateurs sexuels ; des amis d'enfance qui sombrent dans la drogue ; une mère qui lui fait porter ses ambitions manquées ; un père milliar­daire qui la méprise. 
Et une soeur, morte dans des circonstances troubles. Rose n'en peut plus, elle veut fuir ce cauchemar doré. Mais Los Angeles ne peut pas la laisser disparaître. On a besoin d'elle pour servir la machine à rêve, et les ambitions électo­rales de son père. Alors, si Rose pose problème... Il va falloir trouver très vite la solution. Auteur déjà couronné des prix VSD du Polar 2011 et Prix Griffe noire du meilleur roman historique 2016, digne héritier d'Hervé Le Corre ou Dennis Lehane, Dominique Maisons confirme son talent protéiforme en nous offrant son premier grand " roman américain ", au suspense vertigineux.
J'avais beaucoup aimé le précédent titre de l'auteur "On se souvient du nom des assassins" (qui est sorti en poche,début avril). De plus, l'univers d'Hollywood me fascine et fait un bon terrain pour les polars. C'est un bon moyen pour continuer la découverte de cet auteur. 


Résumé: En 1969, au nord de Saigon, le sergent Fremantle est à la tête d'un régiment américain. Lorsque Billy Drake, jeune recrue, commet une erreur qui aurait pu lui être fatale lors de son premier tour de garde, le sergent lui sauve la mise. Quelque temps après, dans un rizière, des paysans vietnamiens sont massacrés, par erreur. L'affaire est rapidement détournée en faveur des Américains, les paysans étant désignés comme de dangereux Vietcongs. 
Quarante-sept ans plus tard, Drake est dans la course aux sénatoriales, alors que son ancien chef Fremantle végète dans un commissariat du Michigan. Pour s'attirer un électorat de vétérans, le sénateur Drake raconte ses faits d'armes au Vietnam... Mais un ancien soldat, sûrement piloté par son opposant politique, conteste publiquement sa version des faits. Le chargé de communication de Drake vient trouver Fremantle pour qu'il apporte son soutien au sénateur lors d'une émission télévisée. 
Fremantle sait que c'est un mensonge mais la perspective d'obtenir des crédits pour son poste de police le décide. Il se plie au jeu. Mais ce petit mensonge en appelle d'autres... Jusqu'où est-il prêt à se compromettre ?

La thématique de la guerre du Vietnam m'intéresse beaucoup, et puis, j'aime toujours autant les romans se déroulant dans les Sixties Seventies, aux Etats Unis. Donc pourquoi pas. 


Résumé: Milieu du XIXe siècle. Les frères Fleming, trois chasseurs de baleines, natifs de l'île de Nantucket, répondent à l'appel de l'or venu de la lointaine Californie, à l'autre bout des Etats-Unis d'Amérique. A bord du Freedom, le navire dont ils ont hérité à la mort de leur père, Mercator, Nicholas et Michael forment leur équipage et mettent les voiles. Au terme d'une odyssée de six mois, de New York à Valparaiso, en passant par le cap Horn, les voici en vue de la terre promise. 
Mais le petit village assoupi dans la baie de San Francisco est devenu une cité grouillante où quelques chanceux descendus de la Sierra les poches pleines de pépites jouent leur fortune dans les tripots, tandis que d'autres se préparent à tenter l'aventure sur leurs traces. C'est le choix que fera Michael, le cadet. Mercator, lui, comprend rapidement que, loin de se tapir seulement dans les montagnes, la fortune est en réalité sous ses pieds, quitte à abattre la forêt de séquoias géants marquant l'entrée de la Porte d'Or. 
Dans ce monde nouveau au coeur du Nouveau Monde, voici le roman d'une fratrie de baleiniers héroïques devenus chercheurs d'or, prêts à tout pour assouvir leur soif de conquête et de fortune, jusqu'à une ultime aventure, en mer de Béring.

Je dois dire que c'est la couverture qui m'a attiré vers ce livre et le résumé à fait le reste. Il a l'air vraiment trop bien ce livre. L'Amérique du XIXe vu à travers trois frères parti en Californie, à l'appel de la ruée vers l'Or et qui vont traverser les Etats Unis: tout cela me parle. Donc, pourquoi pas. Et regarder moi cette couverture magnifique. 


12 Avril 
Résumé: 9 février 1942. Dès son arrivée à New York, Woodrow Cain, un jeune flic du sud des Etats-Unis, est accueilli par les flammes qui s'échappent du paquebot Normandie, en train de sombrer dans l'Hudson. C'est au bord de ce même fleuve que va le mener sa première enquête, après la découverte d'un cadavre sur les docks, tenus par la mafia. Là, il fait la connaissance d'un écrivain public, Danziger, obsédé par les migrants qui arrivent d'une Europe à feu et à sang, ces fantômes au passé déchiré et à l'avenir incertain. 
Celui-ci va orienter Cain vers Germantown, le quartier allemand, où, dans l'ombre, sévissent les sympathisants nazis. Alors que le pays marche vers la guerre, la ville est en proie à une paranoïa croissante. Et les meurtres continuent... Au fil d'une intrigue passionnante, Dan Fesperman évoque avec un réalisme rare quelques pages aussi méconnues que fascinantes de l'histoire de New York : l'influence nazie, le sort des immigrés juifs et l'implication de la mafia dans le conflit mondial. 

La Seconde Guerre Mondiale est un sujet qui m'intéresse toujours autant. Et voir celle ci au travers des Etats Unis, dans un polar, ça à l'air des plus passionnants. 


Résumé: Dans les années 1950, Nora et Theresa Flynn, âgées de 17 et 21 ans, quittent leur village d'Irlande pour vivre à Boston, aux USA. 
Nora est raisonnable et Theresa vit cet exil comme une chance. La grossesse de cette dernière modifie en profondeur la vie des deux jeunes filles. 50 ans plus tard, une mort soudaine rapproche Nora et Theresa. Elles devront affronter les choix faits dans le passé.

Encore une fois, la couverture, le titre et le résumé ont fait mouche et m'ont porté vers ce roman. Donc pourquoi ne pas se laisser tenter. 




19 Avril

Résumé: 1993. En plein jour, dans une rue bondée de Floride, une femme de quatre-vingt-seize ans abat froidement un membre du Ku Klux Klan. 1919. Bannie par les siens, Alicia Cortez, vingt-deux ans, quitte La Havane pour rejoindre l'Amérique et sa cousine Beatriz, tenancière du Pearl's, l'une des maisons closes les plus fréquentées de Key West. Avec son charme exotique, la belle Cubaine trouve rapidement sa place dans cet univers sensuel et secret. 
Aidée de John, vétéran tourmenté et propriétaire d'un bar voisin, Alicia va jusqu'à organiser la contrebande d'alcool, pour contrer les lois de la prohibition. Et leur amitié laisse bientôt place à une profonde attirance. Mais la menace du Klan gronde dans l'archipel... Et le rapprochement entre une métisse à la réputation sulfureuse et un héros de guerre blanc ne passe pas inaperçu. Et ne saurait être toléré. 
Dans les brumes de Key West, un drame se prépare...

Les années 20, la prohibition, une histoire d'amour, le Ku Klux Klan. J'aime tout cela. Alors, il est déjà en ma possession (Merci les Editions Belfond) Attendez-vous à le voir prochainement sur le blog. 


Résumé: Profonde, violente, la confession glaçante d'une femme au bord de la folie, étouffant dans un mariage qu'elle ne reconnaît pas, perdant pied devant des enfants qu'elle ne comprend plus. Chargé d'une forte dimension autobiographique, porté par un style renversant d'intelligence, ce roman fouille les plaies de Mrs Armitage, la narratrice, mais aussi de Penelope Mortimer, l'auteur, et finalement celles de générations de femmes cherchant désespérément une échappatoire à leur condition. 
Publié en Angleterre en 1962 et chez Plon en 1964, un cri déchirant qui, aujourd'hui, est toujours plus assourdissant.

Parce que je suis un amoureux fou de la Collection Belfond [Vintage], dont c'est le 31e titre, et que je les possède tous...pour le moment, même si je n'en ai lu que la moitié, à peu près. Il a déjà rejoint ma PAL (encore une fois, merci aux Editions Belfond), attendez-vous, là aussi à le voir prochainement sur le blog. 


Poches

05 Avril

Résumé: En 1838, la famille Goodenough s'installe sur les terres marécageuses du Black Swamp, dans l'Ohio. Chaque hiver, la fièvre vient orner d'une nouvelle croix le bout de verger qui fait péniblement vivre ces cultivateurs de pommes. Quinze ans et un drame plus tard, leur fils Robert part tenter sa chance dans l'Ouest et sa soeur Martha n'a qu'un rêve : traverser l'Amérique pour lui confier un lourd secret. 
Des coupe-gorge de New York au port grouillant de San Francisco, A l'orée du verger nous plonge dans l'histoire des pionniers et dans celle, méconnue, des arbres, de la culture des pommiers au commerce des arbres millénaires de Californie.

J'adore cette auteure que j'ai découvert, avec "La Jeune fille à la perle". C'est une auteure qui ne m'a jamais déçu, pour le moment. De plus la couverture, le résumé, fait trop envie. 



Résumé: A Coney Island, les manèges sont à l'arrêt. Face à la mer grise, Angela et June partagent une cigarette. C'est l'hiver de leurs 16 ans. L'hiver où John Lennon va mourir. L'hiver où les deux jeunes new-yorkaises, si différentes mais complices depuis l'enfance, entrent dans l'âge adulte. Un secret, cette nuit-là, décidera de tout : les amours, les mariages, les rêves et les échecs. Tandis que la ville change, souffre ou s'amuse, les deux copines vivent côte-à-côte cet étrange Grand Huit : le cyclone de la vie.

Dès qu'il y a New York dans un résumé, je fonce souvent. Puis, cela à l'air d'être tout à fait mon genre de livre. Idéal pour l'été, je trouve. 






25 Avril

Résumé: " Il n'a pas l'air d'un menteur " , pense Peggy Hillcoat en regardant la photo de son père. Elle a été prise l'été de ses huit ans. Il avait transformé la cave en abri antiatomique et discutait de fin du monde avec ses amis survivalistes. Sa mère retenue au loin, ils s'étaient amusés à camper dans le jardin, avant qu'il ne l'emmène en voyage dans une forêt lointaine. Les vacances s'étaient muées en perpétuité quand il lui avait annoncé que le reste du monde avait disparu. 
La vie de Peggy à ce moment-là ? Un piano bricolé qui joue de la musique dans sa tête, la forêt immense et une hutte en bois. En 1985, Peggy est de retour à la maison, après neuf ans d'absence. Comment a-t-elle survécu mais surtout comment est-elle revenue ? Une tension infernale jusqu'à la dernière phrase. Véronique Cassarin-Grand, L'Obs. Un premier roman qui n'est pas sans évoquer la noirceur de Sukkwan Island, de David Vann. 

Là encore, c'est la couverture et le résumé qui m'ont attiré vers ce livre. L'histoire à l'air fascinante et intrigante à souhait. Donc, pourquoi pas. 


Voilà ce que j'ai retenu pour le mois d'avril 2018. Bien évidemment, je n'ai noté que les titres qui me font vraiment envie, au moment d'écrire ce billet .Il n'est pas exclu que d'autres titres me fassent envie, lors d'une prochaine sortie en librairie. 

Et, en ce qui vous concerne, quel titres de cette liste vous tente? 
Et quels sont les sorties livresques que vous avez retenues en ce mois d'avril? 
N'hésitez pas à les partager en commentaires. Cela pourra nous donner d'autres idées lectures. 

Slow Qui Tue #361: How willI know

Le slow qui tue de la semaine parle encore une fois de rupture.

Jessica: How Will I Know




Bonne écoute!